mardi 26 janvier 2010

Compte-rendu le la réunion du comité de quartier à la Ferme Pédagogique

Vendredi 22 janvier, c'était au tour de la Ferme Pédagogique d'accueillir la réunion du comité de quartier, ou plutôt quartiers puisqu'étaient principalement concernés les quartiers du Clos du Manoir, des Vieilles Vignes et du Tertre. Les paragraphes qui suivent recensent l'essentiel de ce que j'ai pu en retenir et les quelques notes de bas de page sont des commentaires plus personnels. Les lecteurs intéressés devraient trouver d'ici peu un compte-rendu officiel sur l'un des sites gérés par la municipalité.

Au coup d'envoi de la réunion, le nombre d'habitants dépassait à peine celui des élus venus à leur rencontre (Mme Pière, Mme Chamaillé, M. Rietz, Mme Richer, M. Périna, M. Moncaut, M. Michineau, Mme Briswalter, M. Naslot). Mais au fil de la soirée, d'autres courageux Fertois que l'obscurité aux abords immédiats de la ferme n'a pas découragés se sont joints à l'assemblée. Cette soirée s'est déroulée en deux temps. En ouverture, Mme Pière, avec l'appui ponctuel de ses adjoints, a exposé de manière relativement détaillée l'ensemble des projets auxquels son équipe s'était déjà attelée ou qui allaient être entrepris pendant sa mandature. Et dans un deuxième temps, c'était au tour du public d'exprimer ses attentes et ses préoccupations.

Mme Pière à donc ouvert la réunion en détaillant deux particularités de la pyramide des ages Fertoise, à savoir la proportion importante (prés du tiers) d'habitants de moins de 18 ans, et une proportion tout aussi significative de (pré-) retraités. Particularités prises en compte dans les projets proposés par son équipe ; au même titre que les préoccupations environnementales : «développement durable» a sans doute été l'une des formules les plus entendues au cours de la soirée.

Elle a poursuivi en soulignant que durant la période de 20 mois qui a précédé l'élection de son équipe, aucun investissement n'avait été entrepris. Par conséquent, il en résulte un manque à gagner financier puisqu'aucun «retour de TVA» (le terme exact semblant être FCTVA pour Fonds de Compensation de TVA) n'irait abonder les comptes de la commune cette année[1]. Néanmoins, il a bien fallu faire face aux urgences, en particulier celles concernant le bâti communal, où l'objectif est de préférer la rénovation à la (re)construction.

Nous avons donc pu prendre connaissance des «chantiers» pris en charge par son équipe concernant les différents groupes scolaires, chantiers déjà terminés, en cours ou envisagés. Une mention particulière a été faite du centre Aquarelle dont la fermeture a été jugée précipitée par Mme Pière. Il est un fait qu'avant de pouvoir accueillir à nouveau nos enfants, elle devra se conformer aux réglementations actuellement en vigueur, qui ont évolué depuis son ouverture initiale pour devenir plus contraignantes. Cette procédure de certification aurait été évitée si le centre n'avait pas été fermé[2]. Toujours est-il que l'instruction sur la possibilité de réhabiliter le centre plutôt que de le reconstruire après démolition devrait être entreprise.

La transition s'est donc faite tout naturellement vers l'ensemble des autres projets «immobiliers» envisagés par notre majorité municipale. Outre les contingences démographiques, les fils conducteurs pour la définition des projets que l'on nous a rappelés sont : la nécessité de renforcer les échanges entre le cœur de la Ferté et sa partie plus récente située «en hauteur», et le désir de prendre en compte la dimension écologique, ne serait-ce que très pragmatiquement pour pouvoir prétendre à des subventions plus importantes. Concrètement, on pourrait assister à une transformation assez drastique de la zone qui s'étend de la piscine à l'actuelle salle des fêtes. On pourrait y voir fleurir un «city-parc» et l'aménagement d'un espace inter-générationnel en extension de l'actuel espace jeunes. De même, l'idée de créer une nouvelle école maternelle adossée à l'école Louis Moreau est à l'étude. Enfin, quelques places de parking supplémentaires seraient aménagées, en leur assurant un accès plus aisé qu'à l'actuel parking de la salle des fêtes, qui n'est pas pleinement exploité aujourd'hui. Le problème du stationnement en centre ville est longuement évoqué avec quelques solutions déjà mises en place ou qui le seront dans un proche avenir, comme l'instauration de la zone bleue, ou la construction d'un parking destiné au personnel et aux visiteurs de la maison de repos dans son sous-sol, qui devrait libérer autant de places dans les rues. Il a néanmoins été remarqué qu'un minimum de civisme allégerait déjà certaines situations, notamment aux abords des écoles aux heures d'ouverture et de fermeture des classes. Si l'on quitte le centre ville pour s'intéresser aux projets impliquant les «nouveaux quartiers», on apprend qu'il devient impérieux de remettre en état le sentier qui longe le cimetière et qu'empruntent nombre de piétons pour se rendre à la gare. L'un des soucis posés par d'éventuels travaux, et qui est commun à toute cette partie fortement inclinée (parking de la Sablière, rue Edmond Rostand, rue Georges Hautot, mais aussi rue des Pierres Rangées) est l'écoulement problématique des eaux. Une réflexion est en cours sur l'aménagement de bacs de de rétention d'eau supplémentaires dans le haut de la rue Edmond Rostand ; et, concernant le parking de la Sablière et le sentier sur l'utilisation d'un revêtement perméable.

Enfin, M. Moncaut a exposé le souhait de la municipalité d'entamer au niveau de la commune, et en concertation avec ses habitants, une démarche permettant la définition d'un PLU (Plan Local d'Urbanisme) en remplacement de l'actuel POS (Plan d'Occupation des Sols). Compte-tenu de la législation, la commune est tenue de bâtir ce PLU à l'horizon 2017, mais il paraît souhaitable, toujours selon M. Moncaut, de se pencher dans un avenir proche sur le processus permettant de construire ce PLU avec une participation «maximale» des Fertois.

C'est donc à l'issue de cet exposé mené principalement par le duo Mme Pière - M. Moncaut que la parole a été donnée aux habitants pour réagir à ce qui venait d'être dit et faire part de leurs propres préoccupations.

Quitte à ne pas respecter strictement l'ordre chronologique des interventions, je commencerai cette partie en mentionnant une observation à caractère global émis par une personne de l'assistance. En passant, je pense ne pas me tromper en signalant que j'ai cru reconnaître en cette personne l'un des membres de la liste Union Pour la Ferté-Alais. Sa remarque portait sur la capacité financière de la commune à supporter tous ces projets et leur impact prévisible sur notre taux d'imposition, déjà elevé. Les arguments avancés en réponse étaient qu'il était encore trop tôt pour affirmer que tous les projets allaient être concrétisés, que pour chacun d'eux, une énergie considérable serait déployée pour décrocher un maximum de subventions. Néanmoins, Mme Pière à mentionné qu'à aucun moment de la campagne son équipe ne s'était engagée à ne pas augmenter les impôts dont le taux, toujours selon ses dires, ne se situait pas dans les plus élevés[3].

Dans ma hiérarchie de sujets avancés par le public, je classerai ensuite l'intervention d'un habitant qui s'est interrogé sur la mise en place de la REOM en remplacement de la TEOM. Il semblait dubitatif sur le fait que le prestataire réglait lui-même les déchets au poids alors que l'usager était facturé à la levée. De même, il ne s'expliquait pas la différence de tarification qui pouvait exister entre une commune comme Arpajon et la notre (en défaveur de cette dernière visiblement), et n'a pas été convaincu par les explications avancées par les services du prestataire. La discussion qui s'en est suivie a abouti à ce que la municipalité s'est engagée à organiser une rencontre entre les habitants de la Ferté-Alais et un représentant de la CCVE, à laquelle incombe la gestion des déchets[4].

D'autres sujets, plus étroitement liés à nos quartiers ont également été évoqués. Ainsi, il semblerait que les chenilles processionnaires s'inviteront cette année encore dans nos espaces arborés, et qu'une initiative concertée serait de bon ton pour tenter de s'en débarrasser. Au-délà du ce sujet spécifique, cette problématique peut inciter à se pencher sur les moyens que pourrait offrir la municipalité aux habitants qui souhaiteraient développer des initiatives locales. Il est à parier qu'une forme de «labellisation» municipale, dont le processus et la forme restent peut-être à définir, pourrait constituer un atout de poids pour toute démarche commerciale ou administrative.

Et je ne peux manquer de rapporter que notre éclairage municipal est lui aussi l'objet de tous les soins[5]. Au-delà de la nécessité de remettre en état les quelque 600 candélabres (désignation officielle) que comptent nos voies de circulation, il a été évoqué la possibilité de réduire sensiblement le coût de fonctionnement de cette infrastructure. D'une part en remplaçant les équipements défaillants par des variantes «basse consommation» (et moins puissantes). Mais également en réduisant éventuellement les plages de fonctionnement; en fonction des jours de la semaine et de la localisation notamment.

En guise de conclusion, cette première réunion de quartier a permis aux Fertois qui s'étaient donné la peine de se déplacer d'en savoir davantage sur ce que préparait l'équipe de Mme Pière, et sur les travaux déjà réalisés, dans le cadre d'échanges informels mais visiblement bien préparés. Elle a également fait apparaître que certains de nos concitoyens s'intéressent à la vie de leur quartier et de leur commune, et maîtrisent bien les dossiers qu'ils s'approprient. J'interprète ces signaux comme un encouragement à poursuivre ce type de rencontre entre administrés et «décideurs locaux», en espérant que le bouche à oreilles n'attire un public plus nombreux aux prochains rendez-vous.




[1] L'un des participants a toutefois fait remarquer fort justement que ce «retour de TVA» ne couvrait d'évidence pas la totalité de l'investissement consenti, et que le manque à gagner était donc tout relatif.

[2] Si l'on se replace au mois de juin, il me semble bien qu'aucune objection n'avait été faite, même pour la forme, à la fermeture du centre Aquarelle. Il paraissait unanimement raisonnable de ne faire courir aucun risque à nos enfants (et au personnel d'encadrement ne l'oublions pas !) suite au verdict sans appel de la société Veritas.

[3] Renseignements pris sur le site http://www.impots.gouv.fr, en 2008, la Ferté-Alais se situait au 21ème rang des 196 communes que comprend le tableau de données, soit, à peu de choses près juste en-dessous des 10 % de communes les plus imposées. Empiriquement, les communes avec des taux comparables sont nettement plus peuplées. Et, pour peu que cette comparaison ait un sens, voici quelques taux de quelques communes environnantes pour la taxe d'habitation : Guigneville : 8,08 % ; Ballancourt : 14,71 % ; Baulne : 6,22 % ; Cerny : 10, 42 % ; Itteville : 12,52 % ; D'Huison Longueville : 6,86 %. Je mets en garde ceux qui seraient tentés de faire des comparaisons hâtives. Comme cela a d'ailleurs été dit, le taux d'imposition doit être mis en balance avec les prestations fournies par la commune. Je me permets juste de signaler que la Ferté n'est pas réellement dans la «moyenne» des communes de l'Essonne, quoi qu'on en dise.

[4] Ce passage de la TEOM à la REOM me laisse également un petit-arrière goût amer, et je remercie donc doublement cette personne pour son intervention.

[5] Les lecteurs de la première version du blog se souviennent peut-être de mon billet d'humeur s'étonnant du montant faramineux de 15 k€ facturé à notre commune pour la pose/dépose des éclairages de Noël.